


Le décret n°2026-310 du 24 avril 2026, apporte les précisions attendues sur la notion d’intérêt légitime, encadre la procédure d’accès au RBE et part élargit l’accès à certaines autorités.
Le principe est posé par l’article L561-46-2 du Code monétaire et financier : toute personne justifiant d’un intérêt légitime pour la prévention ou la lutte contre le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme.
Pour les professionnels assujettis à la lutte contre le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme, l'intérêt légitime est présumé par leur mission de vigilance (article R.561-57 du Code monétaire et financier : magistrats, avocats, experts-comptables, commissaires de justice, douaniers).
L'article R. 561-57 du CMF a été largement complété pour garantir un accès intégral et direct à de nouvelles autorités, notamment les agents de l'AMF, de l'Autorité nationale des jeux (ANJ), de l'Agence française anticorruption (AFA), de la HATVP, ainsi que les magistrats du Parquet européen et le personnel de la future autorité européenne AMLA.
L'accès aux informations du registre est subordonné à la démonstration d’un intérêt légitime, apprécié selon la fonction du demandeur et son lien avec l'entité juridique visée article R. 561-58-1 du Code monétaire et financier :
Les demandes d’accès au RBE doivent être adressées au teneur du registre ou au greffier, qui statue sous 12 jours ouvrables (article R. 561-58-2 du Code monétaire et financier).
Tout rejet de demande d’accès peut faire l'objet d'un recours devant le président du tribunal dans les 15 jours (article R. 561-58-3 du Code monétaire et financier)
Le décret entrera en vigueur à compter du 10 juillet 2026.
Le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026 introduit la notion de certificat d'accès pour encadrer et faciliter les consultations ultérieures du registre des bénéficiaires effectifs (RBE) par les personnes ayant démontré un intérêt légitime.
