Précision en matière de prescription des délits de presse en ligne<br> <TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Une précision pratique en matière de prescription des délits de presse en ligne vient d&apos;être apportée par le Tribunal de Grande Instance de Nancy dans une ordonnance de référé du 7 mai dernier.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Estimant que des propos tenus par certains de ses salariés sur un blog étaient diffamatoires, <I>« la Banque Populaire Lorraine Champagne a fait dresser un procès-verbal de constat par un huissier de justice de Metz le 03 septembre 2009 pour établir les contenus de ces blogs et l&apos;accès à ces blogs selon les mots clefs utilisés sur divers moteurs de recherche et notamment Google »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Suite à ce constat, la Banque Populaire a <I>« adressé le 1er octobre 2009 une lettre recommandée ... pour obtenir sans délai le retrait de l&apos;article diffusé ainsi que tous propos mettant en cause la Banque Populaire Lorraine Champagne et/ou les personnes physiques qui la représentent »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Les juges remarquent qu&apos;il n&apos;est fait mention de la date des propos diffamatoires ni dans l&apos;acte introductif d&apos;instance, ni dans les conclusions ni dans la plainte adressée au procureur de la République. Le tribunal rappelle que sur internet, c&apos;est la date de mise à disposition du public qui constitue le premier acte de publication et que <I>« le premier acte de poursuite interruptif de la prescription est en l&apos;espèce, la plainte reçue le 15 octobre 2009 au parquet du Tribunal de Grande Instante de Metz, ce qui suppose que les faits incriminés remontent tout au plus au 15 juillet 2009 »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Or l&apos;auteur du blog indiquait que ses propos avaient été publiés pour la première fois sur son blog le 14 juillet 2009 et par conséquent le délai de trois mois au-delà duquel il y a prescription était donc dépassé. Ainsi ce n&apos;est pas le constat effectué par l&apos;huissier de justice qui est le point de départ de la prescription mais bien la mise en ligne des propos litigieux.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Il est à noter que les juges affirment que <I>« les dispositions de l&apos;article 53 de la loi du 29 juillet 1881 obligeant le demandeur à préciser et qualifier le fait incriminé et notifier la citation au ministère public ne sont pas applicables devant le juge des référés, celles-ci ne s&apos;appliquant qu&apos;à la poursuite d&apos;un délit prévu par les lois sur la liberté de la presse »</I>. Or, de jurisprudence constante, la Cour de Cassation estime que l&apos;article 53 s&apos;applique à l&apos;assignation en référé. En cas d&apos;appel de l&apos;ordonnance, il sera intéressant de lire l&apos;avis des juges du fond sur la question.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Décision consultable : http://legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&amp;id_article=2918</FONT></P></TEXTFORMAT><br>