L'agissement illicite, au sens du code de la consommation, n'est pas une infraction pénale<br> <TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">La Cour de cassation, dans un arrêt du 25 mars 2010, précise la notion d&apos;« agissements illicites » au sens des articles L. 421-2 et L. 421-6 du code de la consommation. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Ces articles permettent à des associations de consommateurs agréées d&apos;obtenir en justice, et le cas échéant sous astreinte, la cessation d&apos;agissements illicites ou la suppression dans le contrat proposé aux consommateurs de clauses illicites ou abusives. En l&apos;espèce, un concepteur et fabricant de cuisines a été assigné sur ce fondement par une association de consommateur, afin de lui interdire <I>« d&apos;obtenir la signature, pour valoir commande, de devis établis avant la réalisation d&apos;un métré précis des lieux destinés à recevoir l&apos;aménagement mobilier concerné »</I>. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Or, le cuisiniste affirme, dans ces moyens au pourvoi, que <I>« la demande des associations de consommateurs tendant à voir ordonner la cessation d&apos;agissements illicites [...], suppose une infraction pénale »</I>. Il prétend notamment être en mesure de prouver l&apos;absence d&apos;une infraction pénale répréhensible. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">En effet, la Cour d&apos;appel de Grenoble avait condamné le cuisiniste pour publicité trompeuse pour avoir remis à ses clients une plaquette publicitaire faisant état d&apos;un &quot;aménagement sur mesure&quot; et affirmant que la commande n&apos;était validée qu&apos;après le passage du métreur alors qu&apos;elle était en réalité définitive dès sa signature. Suite à cette condamnation, ce dernier avait alors modifié les termes de sa plaquette afin de la rendre conforme à la loi. Dès lors, la plaquette ayant été modifiée, la demande de l&apos;association devenait sans objet.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Ce raisonnement n&apos;est cependant pas retenu par la Cour de cassation qui rejette le pourvoi en affirmant dans un attendu de principe <I>« que l&apos;agissement illicite, au sens des articles L. 421-2 et L. 421-6 du code de la consommation, n&apos;est pas nécessairement constitutif d&apos;une infraction pénale »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"><U>Source : Civ. 1re, 25 mars 2010, F-P+B+I, n° 09-12.678</U></FONT></P></TEXTFORMAT><br>