La règle de minimis en droit de la concurrence, une application facultative<br> <TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Introduite à l&apos;article L. 464-6-1 du Code de commerce par une ordonnance du 25 mars 2004, la règle de minimis permet aux entreprises, reconnus coupables de pratiques anticoncurrentielles [sur le fondement de l&apos;article L420-1 du code de commerce], de ne pas être poursuivies par l&apos;Autorité de la concurrence, dès lors que leur part de marché ne dépasse pas un certain seuil. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Or, il ne pèse, sur l&apos;Autorité de la concurrence, aucune obligation d&apos;appliquer l&apos;article L464-6-1. C&apos;est ce qu&apos;affirme la Cour d&apos;appel de Paris dans un arrêt du 23 février 2010, estimant en effet que <I>«l&apos;emploi du verbe « peut » montre que la décision de ne pas poursuivre prise en application de l&apos;article L. 464-6-1 [...] n&apos;est qu&apos;une faculté pour l&apos;Autorité de la concurrence, [...] qui peut décider de poursuivre même si les critères permettant une exemption sont réunis»</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">La Cour indique, par ailleurs, que les seuils introduits à l&apos;article L. 464-6-1 du Code de commerce sont les mêmes que ceux appliqués au niveau communautaire, en application de l&apos;article 7 de la Communication de la Commission européenne du 22 décembre 2001, dite « communication de minimis ». Toutefois, la Cour rappelle que la Commission européenne a pris le soin de préciser que <I>« sa communication est dépourvue de force contraignante à l&apos;égard des juridictions et autorités des États membres (article 4), lesquelles demeurent donc libres de poursuivre même des pratiques se situant en deçà des seuils figurant dans la communication »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"> </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"><U>Source : Cour d&apos;appel de Paris, pôle 5, ch. 5-7, 23 févr. 2010, n° 2009/05544</U></FONT></P></TEXTFORMAT><br>