Cession de droits sociaux et détermination du prix<br> <TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Par un arrêt en date du 24 novembre 2009, la Chambre Commerciale de la Cour de Cassation a précisé que <B><I>« si le prix de cession des titres sociaux déterminé dans un pacte extrastatutaire ne fait l&apos;objet d&apos;aucune contestation antérieurement à la conclusion de la cession, la demande de désignation de l&apos;expert de l&apos;article 1843-4 du Code civil doit être rejetée »</I></B>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Les faits en l&apos;espèce étaient simples. Deux associés d&apos;une société à responsabilité limitée ont stipulé dans le cadre d&apos;un pacte extrastatutaire une promesse de cession de leurs parts au cas où les associés arrêteraient d&apos;apporter leurs concours à la société. Le pacte stipulait que l&apos;option pouvait être levée et retenait par ailleurs les modalités de détermination du prix de cession. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">L&apos;associé majoritaire a effectivement levé l&apos;option dès le départ des associés de la société. Cependant, n&apos;exerçant plus aucune fonction dans l&apos;entreprise, les associés ont refusé de respecter les promesses de cession de parts sociales et ont contesté les modalités de détermination du prix dans le pacte extrastatutaire.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">La cour d&apos;appel n&apos;a pas fait droit à leur demande relevant que <B><I>« par référence aux stipulations précisant les modalités de calcul du prix de cession, celui-ci était déterminable et que la cession était devenue parfaite dès la levée d&apos;option »</I></B>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"> Les associés se sont pourvus en cassation estimant que <B>l&apos;article 1843-4 du Code civil</B> était applicable dans l&apos;hypothèse d&apos;un pacte extrastatutaire prévoyant la cession ou le rachat de parts sociales malgré les modalités de détermination du prix fixées à l&apos;avance par les parties.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Cependant, l&apos;argumentation des associés n&apos;a pas séduit la Haute Assemblée qui a confirmé l&apos;arrêt de la cour d&apos;appel en rejetant la demande de fixation du prix par l&apos;expert dans la mesure où <B><I>« le prix n&apos;avait fait l&apos;objet d&apos;aucune contestation antérieure à la conclusion du contrat »</I></B>.</FONT></P></TEXTFORMAT><br>