L'adresse IP ne permet pas d'identifier l'auteur de l'infraction<br> <TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Suivant la solution dégagée un an plutôt par la Cour de Cassation (Cass. Crim. 13 janvier 2009, n° 08-84088), la cour d&apos;appel de Paris a confirmé que les constats de téléchargement illicite de fichiers musicaux des agents assermentés de la Sacem ne sont pas des traitements automatisés de données à caractère personnel. La Cour de Cassation avait estimé que <I>« les constatations visuelles effectuées sur internet et les renseignements recueillis en exécution de l&apos;article L. 331-2 du code de la propriété intellectuelle par un agent assermenté qui, sans recourir à un traitement préalable de surveillance automatisé, utilise un appareillage informatique et un logiciel de pair à pair, pour accéder manuellement, aux fins de téléchargement, à la liste des oeuvres protégées irrégulièrement proposées sur la toile par un internaute, dont il se contente de relever l&apos;adresse IP pour pouvoir localiser son fournisseur d&apos;accès en vue de la découverte ultérieure de l&apos;auteur des contrefaçons, rentrent dans les pouvoirs conférés à cet agent par la disposition précitée, et </I><B><I>ne constituent pas un traitement de données à caractère personnel relatives à ces infractions</I></B><I>, au sens des articles 2, 9 et 25 de la loi susvisée »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Dans son arrêt du 1er février 2010, la cour de Paris rappelle que l&apos;adresse IP figure dans le procès-verbal et non dans un fichier. L&apos;agent s&apos;est contenté de relever l&apos;adresse IP pour localiser le fournisseur d&apos;accès en vue de connaître le nom de l&apos;abonné, et par conséquent celui de l&apos;auteur du téléchargement. La cour précise que les constatations qui ont permis de relever l&apos;adresse IP ne constituent pas davantage un traitement de données relatives à des infractions, soumis à autorisation de la CNIL. En effet, la Cour rappelle <I>« qu&apos;il apparaît dès lors, que Monsieur Jean-Yves S., qui a agi dans le cadre de l&apos;article L 331-2 du code de la propriété intellectuelle, était donc parfaitement habilité à constater la matérialité de l&apos;infraction visée à la prévention aux fins d&apos;en établir la preuve et par voie de conséquence son procès-verbal de constat n&apos;est entaché d&apos;aucune irrégularité »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"><B>Selon les juges, l&apos;adresse IP permet de constater de la matérialité de l&apos;infraction mais n&apos;identifie pas son auteur</B>. La Cour en conclut que ce sont les investigations opérées par la gendarmerie après réquisition auprès du fournisseur d&apos;accès qui ont conduit à cette identification. De plus, l&apos;auteur de l&apos;infraction a utilisé l&apos;ordinateur d&apos;un tiers et n&apos;est donc pas le titulaire de l?adresse IP.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Dans ces conditions, les constatations de l&apos;agent de la Sacem ne relèvent pas de la loi Informatique et libertés et ses constats sont donc valides. La cour d&apos;appel confirme donc le jugement rendu le 7 mai 2007.</FONT></P></TEXTFORMAT><br>