Publicité de nature à induire en erreur : élément moral de l'infraction<br> <TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Le délit de publicité fausse ou de nature à induire en erreur, remplacé par la loi Chatel du 3 janvier 2008, par celui de pratique commerciale trompeuse, continue d&apos;être un délit non intentionnel. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">C&apos;est ce que confirme la chambre criminelle dans un arrêt du 15 décembre 2009, relatif au secteur de la téléphonie fixe. En l&apos;espèce, un opérateur téléphonique a été déclaré coupable, par une cour d&apos;appel, de publicité de nature à induire en erreur et condamné au titre de ce délit.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">L&apos;arrêt d&apos;appel retenait que, <I>« pour convaincre les consommateurs prospectés par téléphone de changer d&apos;opérateur téléphonique, les agents commerciaux mandatés par l&apos;opérateur développaient un argumentaire relatif aux tarifs des communications à la seconde, ne comportant de précision ni sur le coût de chaque connexion ni sur celui des paiements par chèque et sur le montant mensuel minimum de la facturation »</I>. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Au surplus, <I>« les plaquettes publicitaires envoyées par courrier aux personnes démarchées, qui ne précisaient ni l&apos;adresse du siège de la société et la durée de validité des offres ni l&apos;existence du droit de rétractation, fournissaient aux consommateurs une information parcellaire sur les tarifs réellement pratiqués, et comportaient des précisions difficiles à trouver [...], sur la nature exacte des engagements des parties »</I>. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Le dirigeant avait tenté d&apos;obtenir la relaxe, considérant que l&apos;élément intentionnel de l&apos;infraction n&apos;était pas caractérisé.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Mais la Cour de cassation rejette le pourvoi et approuve la cour d&apos;appel qui a condamné le dirigeant au motif que celui-ci <I>« </I><B><I>n&apos;a pas pris toutes les précautions propres à assurer la véracité des messages publicitaires</I></B><I> »</I>. Pour la cour d&apos;appel <I>« la seule constatation de la violation, en connaissance de cause, d&apos;une prescription légale ou réglementaire implique de la part de son auteur l&apos;intention coupable exigée par l&apos;article 121-3, alinéa 1er, du code pénal »</I>.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"><U>Source: Crim. 15 déc. 2009, F-P+F, n° 09-83.059</U></FONT></P></TEXTFORMAT><br>