Qui a la charge des frais de justice engagés par le CHSCT<br> <TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Cet arrêt est l&apos;occasion de revenir sur les moyens dont dispose le comité d&apos;hygiène, de sécurité et des conditions de travail (voir également : Soc. 25 juin 2002, Bull. civ. V n° 215 et Soc. 12 janv. 1999, Bull. civ. V, n° 19).</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Le CHSCT, qui ne dispose pas de ressources propres - article L 4614-9 du code du travail - a pourtant la possibilité d&apos;agir en justice.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Dès lors, qu&apos;advient-il des frais occasionnés par une action à l&apos;initiative de ce comité ?</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">La Cour de cassation a tranché. Lorsque le CHSCT agit en justice et que cette action n&apos;est pas qualifiée d&apos;abusive - il agit dans le cadre de ses missions - ce dernier pourra obtenir le remboursement des frais de justice liés à son action. </FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Dans cette affaire liée à l&apos;effondrement d&apos;un terminal à l&apos;aéroport de Roissy, la constitution du CHSCT de la société Air France en tant que partie civile a été déclarée irrecevable. En effet, selon l&apos;article 2 du code de procédure pénale, le CHSCT - dont les missions sont définies à l&apos;article L 4612-1 du code du travail - n&apos;est pas fondé à agir en justice pour la défense de l&apos;intérêt collectif de la profession, contrairement aux syndicats : article L 2132-3 du code du travail.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">Cette action en justice ayant néanmoins entrainé des frais, le CHSCT a sollicité la société Air France afin d&apos;obtenir le remboursement des frais liés à cette constitution déclarée irrecevable.</FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0"></FONT></P></TEXTFORMAT><TEXTFORMAT LEADING="2"><P ALIGN="LEFT"><FONT FACE="verdana" SIZE="10" COLOR="#666666" LETTERSPACING="0" KERNING="0">En l&apos;espèce, la Cour de Cassation a imposé à l&apos;employeur la prise en charge des frais de justice engagés par le CHSCT en précisant que le fait que l&apos;action ait été déclarée irrecevable - absence d&apos;un préjudice direct et personnel du CHSCT - ne suffit pas à caractériser l&apos;abus - l&apos;action de ce dernier n&apos;était pas étrangère à sa mission.</FONT></P></TEXTFORMAT><br>